
Patrimoine ferroviaire - Technique et ouvrages d'art remarquables
Un peu de technique...
La ligne Paray-le-Monial atteint le département du Rhône près du col des Écharmeaux et passe au moyen d'un souterrain de 4152 mètres le long du bassin de la Loire dans celui du Rhône. Le tracé suit la vallée de l'Azergues en franchissant plusieurs ravins à l'aide de grands remblais et de 5 viaducs en pierre de taille, de 20 à 28 mètres de haut, puis décrit une boucle près de Claveisolles pour rejoindre le fond de la vallée d'Azergues et aboutir à Lamure-sur-Azergues.
On rencontre successivement les ouvrages d'art, gares et stations :
Viaduc de la Grange Neuve (5 arches de 15 mètres)
Viaduc de la Foraize (6 arches de 15 mètres et 1 de 3mètres
Viaduc de la Boucle (2 arches de 20 mètres et 4 de 12 mètres)
Souterrain de Vigues (longueur 263 mètres)
Souterrain de Claiveisolles (longueur 1262 mètres)
Viaduc de Chez Aulas (8 arches de 12 mètres)
Station de Claveisolles
Viaduc de Collier (7 arches de 12 mètres)
Gare de Saint-Nizier-d'Azergues
Il est passé par ici, il repassera par là...
À la fin du XIXe siècle, le cahier des charges du Génie militaire imposait aux ingénieurs de la compagnie de chemin de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée chargés de la construction de la ligne de Paray-le-Monial à Lamure-sur-Azergues de relever un véritable défi : ne pas dépasser une déclivité maximum de 11 mm par mètre ! Afin de se conformer à cette contrainte et du fait du caractère très accidenté des terrains traversés, ils furent obligés d'adopter un tracé tout à fait original en forme de boucle permettant à la ligne de s'élever de plus de 50 mètres.
La ligne, après le viaduc de la boucle, décrit une large courbe irrégulière de 4500 mètres de long dont les deux extrémités viennent passer l'une sous l'autre. L'une des extrémités se situe à la sortie du viaduc du même nom, l'autre extrémité est le tunnel qui passe sous ce même viaduc.
Cette disposition ferroviaire tout à fait exceptionnelle permet d'apercevoir, depuis les emprises de la gare de Saint-Nizier-d'Azergues, à quelques minutes d'intervalle seulement, le même train circulant à une différence de 3 mètres de niveau !
Histoire et avenir, partenaires d'une réussite : Le Douglas du Beaujolais
C'est en 1792 dans l'île de Vancouver au Canada que Menzies découvre cette essence. Les premiers essais de plantations de graines sont réalisés en 1827 en Angleterre par Sir Douglas qui donna son nom à l'arbre.
Introduit en France en 1842. La culture de cette essence s'y développe sous l'impulsion de deux personnalités locales : Le Compte de Sablon de Claveisolles et l'avocat Laurent Bonnevay de Saint-Nizier-d'Azergues, tous deux membres du Conseil Général du Rhône.
4000 hectares boisés en France en 1937, 250 000 hectares en 1985. Le Douglas : U = un bois historique pour un marché annuel en pleine expansion (3 à 4 millions de m3).